L’alimentation aphrodisiaque, mythe ou réalité ?

L’alimentation aphrodisiaque, mythe ou réalité ?

Souvent tabous, les troubles de la fonction sexuelle touchent pourtant une grande partie de la population : 40% des femmes et 30% des hommes. Et oui, rien que ça ! 

Les raisons peuvent être multiples : prise de médicaments, âge, dérèglement hormonal, … 

Culturellement, ce sujet n’est pas facile à aborder, que ce soit au sein d'un couple ou entre amis. Chez Smartfooding, on tient à aborder toutes les facettes de votre santé. C’est pourquoi on ne souhaitait pas laisser de côté cette problématique qui impacte souvent le bien-être des couples ou de l’individu. Osons en parler !

1/ Comprendre d’où viennent les troubles de la fonction sexuelle.

L’activation de la fonction sexuelle résulte d’un ensemble d’adaptations physiques telles qu’une augmentation de la vascularisation génitale ou la sécrétion d’un véritable cocktail de neurotransmetteurs et d’hormones : les endorphines, la dopamine ou encore l’ocytocine (l’hormone de l’attachement) à l’origine de la sensation de plaisir et de satisfaction intérieure.

La fonction sexuelle vient en réponse à deux grandes catégories de facteurs : 

  • les facteurs externes ou émotionnels : contexte émotionnel et dynamique relationnelle.
  • les facteurs internes ou physiologiques : neurologiques, vasculaires et hormonaux.

Vous comprendrez donc aisément pourquoi il y a autant de facteurs que de troubles (non pathologiques) associés à la fonction sexuelle. Parmi les grandes explications d’une  libido “dans les chaussettes”, on retrouve bien évidemment :

  • les variations naturelles du taux d’hormones à l’origine du cycle menstruel de la ménopause et de l'andropause
  • le stress 
  • la prise de certains médicaments comme les contraceptifs hormonaux, les antidépresseurs, antihypertenseurs, neuroleptiques ou encore les antalgiques.

2/ L’alimentation aphrodisiaque peut-elle être la solution ?

Commençons par définir un peu les termes ! 

Au sens strict, un aphrodisiaque est une substance capable de stimuler le désir sexuel.

Or, depuis des milliers d’années, l’alimentation aphrodisiaque est au coeur des légendes les plus folles. Des élixirs d’amours sont transmis de génération en génération, avec des ingrédients directement puisés dans la nature. A cause de croyances anciennes sans fondements scientifiques, certaines espèces animales ont même payé le prix fort. Afin d’accroître le désir ou la virilité, elles ont été exterminées pour leurs membres, leurs os, ou leurs cornes. 

En 1998, l’invention d’une célèbre substance synthétique appelée Viagra relance la volonté de trouver des alternatives, naturelles cette fois, au problème des troubles de la fonction sexuelle. Mais attention, il est de notre devoir de vous rappeler que ce qui est naturel n’est pas toujours sans danger. 

Dans le tableau (un peu sérieux) ci-dessous, nous indiquons une liste non exhaustive des aliments considérés comme aphrodisiaques. Vous verrez que leurs vertus ne sont que rarement prouvées !

Aliments Aphrodisiaques.jpg

3/ Le conseil Smartfooding

Si depuis la nuit des temps, l’homme redouble d’imagination pour trouver des remèdes à ce dysfonctionnement, les preuves scientifiques solides concernant les aphrodisiaques les plus connus restent encore insuffisantes pour garantir leur efficacité. 

Chez Smartfooding, nous vous conseillons surtout de privilégier une alimentation variée et équilibrée. 

Si vous souffrez de troubles de la fonction sexuelle, il peut être pertinent de creuser la question avec un professionnel de santé qui est habitué à ce problème et saura trouver les mots pour vous rassurer. Un traitement médicamenteux, un stress chronique, ou un déficit hormonal peuvent être à l’origine de ce trouble. Avant de commencer une complémentation, ou une cure de “superaliments”, il est important de mieux comprendre d’où vient le problème. 

Chocolat

Si les preuves scientifiques concernant l’efficacité des aliments considérés comme aphrodisiaque restent minces, la solution peut tout de même se trouver de votre assiette. Certains aliments apportent en quantité les nutriments nécessaires à la synthèse des hormones, et des neurotransmetteurs impliqués dans la fonction sexuelle. Voici quelques exemples : 

  • le zinc : il intervient dans la production de la testostérone et de la sérotonine. On le trouve principalement dans les fruits de mer (huître, crabe), la viande rouge, le germe de blé, les graines de pavot, les levures alimentaires, ou encore dans les haricots (rouges, blanc, pois chiches). 
  • les phyto-oestrogènes (lignanes et isoflavones) : leur structure proche de celle des oestrogènes leur permet d’avoir une action presque similaire. Les phyto-oestrogènes ont notamment fait leurs preuves dans le traitement des bouffées de chaleur chez les femmes ménopausées dont le taux d’oestrogène a chuté. Vous en trouverez dans les pousses de soja, les graines de lin ou les pousses d’alfafa. Attention, les phyto-oestrogènes sont contre-indiqués en cas d’antécédents de cancers hormono-dépendants. 
  • la vitamine D : intervient dans la synthèse de la sérotonine au niveau du cerveau. On la trouve dans l’huile de foie de morue, les poissons et leurs œufs (hareng, truite, espadon, anguille). 
  • la vitamine E : cet antioxydant puissant permet également une amélioration du flux sanguin. Les huiles végétales, les graines et les oléagineux (noisettes, amandes,...) sont de bonnes sources de vitamine E.
  • les bonnes graisses (graisses insaturées) : favorise la production des hormones telles que la testostérone, les oestrogènes ou la progestérone. On les trouve principalement dans les huiles végétales, les graines, les oléagineux et les poissons gras.  Le régime cétogène (régime pauvre en glucides et riches en lipides) semble montrer une amélioration de la libido chez la femme. 

Que ton aliment soit ton médicament” disait Hippocrate. On pourrait facilement l’adapter au sujet du jour : “bien dans ton assiette, bien sous la couette !” Ajoutez à cela une dose d’activité physique et une d’imagination, et hop ! Le tour est joué !

Camille de Smartfooding

Camille de Smartfooding Nutritionniste de formation, spécialisée dans la nutrition sportive, j'aime la convivialité et la créativité que je retrouve dans la cuisine. A mes yeux, la santé passe tout aussi bien par l’alimentation, que par le sport. Plus qu'un métier, j'en ai fait mes deux passions.

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